En 2020, l’annonce d’un double cancer plonge Stéphanie dans le désarroi. Avec la chimiothérapie, cette coiffeuse perruquière redoute une chose : perdre ses cheveux, et avec eux, une part de son identité. Décidée à ne pas subir, elle anticipe. Elle coupe ses cheveux avant le début des traitements et imagine une alternative aux perruques classiques. Elle crée alors son premier « Pas d’chichi » : une prothèse capillaire conçue à partir de ses propres cheveux, associée à un turban confortable. Tandis qu’elle reprend confiance en elle, son entourage est bluff é, à commencer par Alice, son amie. Ensemble, elles décident de confectionner des Pas d’chichi à plus grande échelle. Fabriquées en 10 à 15 jours, ces prothèses peuvent être lavées, lissées ou bouclées, à votre guise. Chaperlipopette, Chénoué ou Chéchouette, à vous de choisir votre modèle de turban, Made in Vendée et certifié Oeko-Tex. Si le prix d’achat d’un Pas d’chichi est fixé à 500 euros, Alice et Stéphanie ont mené une véritable croisade pour obtenir une prise en charge de 250 euros par la Sécurité sociale. Également lauréates du prix innovation lors du dernier salon de la coiff ure à Paris, elles exportent désormais leurs Pas d’chichi dans toute la France et même à l’étranger. Sans chichiter.
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